


ORDRE SOUVERAIN
DU TEMPLE SOLAIRE
LA TABLE SPIRITUELLE
QUI EST MARIE DE NAZARETH?

Le Troubadour de NOTRE DAME.
Qui est Marie de Nazareth ?
Nous ne connaissons Marie, La Vierge, que par quelques courts versets des évangiles et des actes des apôtres. Alors qui est-elle ?
Généalogiquement elle est de la lignée du roi David par son père Joachim et de la lignée sacerdotale d’Aaron par sa mère Anne. En elle fleurit la lignée royale de David et la lignée sacerdotale d’Aaron. Plus tard l’Église primitive considérera que Marie, La Vierge, n’est ni de la lignée du roi David, ni de la lignée sacerdotale d’Aaron, mais de la lignée de Dieu.
A l’âge de 3 ans, la petite Marie est consacrée à Dieu par ses parents. Elle intègre le Temple où elle vivra désormais dans une cellule comme d’autres jeunes filles, vierges, elles aussi consacrées à Dieu. Elle n’en sortira qu’à 13 ans pour ses fiançailles avec Joseph, le prédestiné.
Les évangiles et les actes des apôtres sont des écrits inspirés. Tout écrit inspiré a au moins trois dimensions : la dimension littérale ou historique, la dimension symbolique ou animique et la dimension spirituelle ésotérique. La dimension littérale ou historique correspond à ce qui est écrit. La dimension symbolique ou animique correspond à ce que signifie, ce que représente ce qui est écrit, l’enseignement au second degré que nous pouvons tirer des faits historiques. Enfin, la dimension spirituelle ésotérique est la connaissance, la vérité qui ne se révèle qu’à celui dont les vibrations sont proches de celles de la connaissance, qu’à celui qui est capable de l’appréhender, de la porter, de l’assumer, qu’à celui qui est assez avancé spirituellement pour que l’Esprit, en lui, lui révèle le sceau caché des choses.
C’est dans cette optique que nous allons percevoir la réalité de Marie de Nazareth. Des évangiles, nous n’étudierons que l’évènement de l’ Annonciation. Par la suite, nous découvrirons Marie à travers les visions d’Anne Catherine Emmerich, la stigmatisée du couvent des Augustines de Dulmen.
L’ Annonciation est rapportée par l’évangéliste Luc au chapitre I versets 26 à 36 de son évangile.
A) Dieu envoie un « messager », à un endroit précis de notre planète, à une jeune vierge déjà fiancée, appelée Marie. Ce messager est un archange. Il transmet un message à la jeune fille. Ce message est d’importance. Il ne s’agit rien moins que de la naissance du Fils de Dieu. Vu sous le simple angle historique, ce n’est déjà pas un banal fait divers.
B) Dieu envoie un messager. Ce messager n’est pas n’importe qui. C’est l’archange Gabriel, le Hérault de l’Éternel.
Qui est Gabriel ? Gabriel est l’un des 7 archanges qui se tiennent devant le trône de Dieu et qui manifestent dans le monde de la forme, les vertus d’une fragrance de la Lumière divine.
Si Michaël, l’archange St Michel, est l’expression du pouvoir et de la puissance de Dieu, l’expression de la défense des idées et du plan divin, le protecteur de l’humanité et de La France, l’archange Gabriel, quant à lui, est l’expression de la pureté de Dieu, le gardien du Concept immaculé, l’ange de l’annonciation, le messager divin, et l’oeuvrier, avec Marie la Vierge, de la résurrection en l’homme du Principe divin.
Dès avant l’incarnation de Marie, L’archange Gabriel a préparé son âme à conserver en elle, fermement, l’image divine d’un homme-dieu, l’idée du concept immaculé, afin d’être, le moment venu, le réceptacle pur et sans tâche de l’incarnation de l’Homme parfait : Jésus.
L’archange avait aussi promis à Marie avant sa naissance que, lorsque sonnerait à l’horloge cosmique l’heure de l’incarnation du Verbe, il viendrait en personne lui annoncer la bonne nouvelle et lui rappeler qu’elle avait accepté d’être la matrice immaculée du Fils que Dieu avait décidé de se donner.
Dieu envoie donc un messager. C’est l’importance du messager qui nous indique indirectement la portée du message et la grandeur de la personne auprès de qui on l’envoie. Pour que se déplace le Hérault personnel de Dieu, il faut que la personne auprès de qui il se rend, soit quelqu’un d’extraordinaire, ait une stature exceptionnelle, aussi exceptionnel que le message envoyé.
Il ne s’agit rien moins que de permettre au Verbe divin de prendre chair en cette petite Vierge de 16 ans. Et là, soyons clair ! Aucune âme humaine, aucun corps physique, ne sont capables de réceptionner le sperme fécondant de Dieu, la matérialisation de l’amour flamboyant du Verbe sans en être immédiatement consumés, anéantis.
Aussi fallait-il que le corps et l’âme de Marie soient capables de supporter la puissance du rayonnement divin. Pour cela il était nécessaire qu’ils ne soient pas marqués du sceau de la « Chute » et que les vibrations moléculaires du sang et de chair de Marie soient proches de celle du sperme divin. Sinon comment l’enfant-dieu aurait-il pu croître en elle et se nourrir de sa substance. Dans un monde encore plongé dans la dysharmonie due à la Chute, au cœur d’une humanité coupée de Dieu, Marie est un être à part.
C) Abordons maintenant la dimension spirituelle. Voyez avec quelle délicatesse, avec quel respect, avec quel amour, Gabriel, l’archange messager de Dieu, s’adresse à la Vierge de Nazareth.
« Sois joyeuse, toi qui a la faveur de Dieu ; le Seigneur est avec toi. »
« Sois joyeuse » car je t’annonce l’accomplissement de la « Bonne nouvelle », accomplissement pour lequel tu es venue en ce monde. Ta mission commence aujourd’hui, ici et maintenant.
Marie est troublée ! D’abord, par la manifestation soudaine de l’archange, par le face à face avec le messager divin. Ensuite, l’humanité de Marie placée devant la mission à accomplir perd pied comme Jésus au mont des oliviers suppliera son Père d’éloigner la coupe. L’humanité de Marie perd pied et ne comprend pas.
Mais l’âme de Marie sait et comme elle sait l’émotion l’étouffe ce qui augmente son trouble. Car voici que s’accomplit ce pour quoi elle est venue en ce monde. « Sois joyeuse, toi qui a la faveur de Dieu. Le seigneur est avec toi. » Par ces quelques mots l’envoyé céleste lui déclare sa dimension spirituelle avant de lui signifier que sa mission commence.
Car Marie, la Vierge, est en harmonie parfaite avec l’Esprit qui l’habite déjà. Elle déborde de grâces divines. Quand l’ange dit : « Le Seigneur est avec toi ! » Ce n’est pas un souhait, c’est une RÉALITÉ qu’il exprime. Marie vit en Dieu, en parfaite harmonie avec la perfection divine, en parfaite concordance avec la volonté divine, en parfaite résonance avec les vibrations divines. Dieu est déjà en elle, la comblant de sa Présence et réalisant en sa personne la perfection de la Grâce.
Le premier choc passé, de par la voix de Dieu en elle, Marie s’est sentie intérieurement en parfaite harmonie avec le message de l’archange, ses questions ne se préoccupant plus que des détails de la réalisation du plan divin. « L’Esprit-Saint viendra sur toi et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre » répond l’archange.
« Je suis la servante du Seigneur ! Qu’il me soit fait selon ta Parole. » Voyez la simplicité, la douceur, l’humilité de la Vierge Marie. Cette simplicité, cette humilité, cette pureté, elle les conservera toute sa vie terrestre .
Après l’acceptation de Marie, l’Esprit-Saint, l’Esprit-Christ, l’Esprit de Dieu, le Verbe, à ne pas confondre avec le Saint-Esprit, dépose en Marie, transcendant nos lois naturelles, l’amour manifesté du Père. Et Marie devient la Coupe Sainte, la nouvelle Arche d’Alliance, le nouveau Temple de Dieu, la Mère du Fils de Dieu. En même temps, le Saint-Esprit, Nostra Domina, Notre Dame qui est la partie féminine du Principe divin, se fixe définitivement en Marie comme l’Esprit de Dieu, le Christ, se fixera définitivement en Jésus, le jour de son baptême alchimique par Jean le Baptiste.
ANNE CATHERINE EMMERICH
CONCEPTION IMMACULÉE DE LA VIERGE MARIE.
« Joachim avait été conduit par une motion divine dans le sanctuaire. … Il s’engagea dans une voie sacrée souterraine qui, passant sous le Temple, conduisait jusqu’à la Porte Dorée.
Anne aussi était venue au Temple. … Elle avait signalée à un prêtre que l’ange du Seigneur lui avait ordonnée d’aller rejoindre son mari sous la Porte Dorée. Des prêtres … la menèrent alors à une autre entrée du passage consacré, où ils la laissèrent seule.
Le passage souterrain était disposé de façon merveilleuse. Les murs brillaient d’un reflet doré et vert, une lumière rougeâtre tombait du plafond, et j’entrevis de belles colonnes pareilles à des arbres et à des ceps de vigne ornés de guirlandes. Quand Joachim eut parcouru environ le tiers du chemin, il fit halte à un endroit au milieu duquel s’élevait un pilier ayant la forme d’un palmier … c’est là qu’il vit Anne, rayonnante de joie venir à sa rencontre. Ils s’embrassèrent, en proie à une grande allégresse, et se firent part de leur bonheur.
Ils étaient comme ravis en extase, entourés d’une nuée éclatante : cette clarté ruisselait d’une troupe d’anges qui, planant au-dessus d’eux, portaient l’image d’une haute tour lumineuse semblable à l’image que je vois … quand je médite, dans les litanies de Lorette, les invocations Tour de David, Tour d’Ivoire, … Je vis cette Tour disparaître en se fondant entre Anne et Joachim, tandis qu’une gloire lumineuse les enveloppait.
Par l’effet de la grâce accordée en cet instant, la conception de Marie avait été aussi pure que l’eut été toute conception s’il n’y avait eu le péché originel.
Le ciel s’ouvrit au-dessus d’Anne et de Joachim, et, je vis l’allégresse de la Très Sainte Trinité et des anges, et la part que ceux-ci prenaient à la mystérieuse bénédiction accordée aux parents de Marie.
ENSEIGNEMENT :
Marie, comme Jésus, fut conçue sans l’intervention d’un facteur humain, mais par la toute-puissance de l’amour divin. Ainsi que l’enseigne Péronic dans Jésus et le Christ de Ma Queste du Graal III, « ils furent conçus par Dieu par germe transféré sans le concours humain. »
PRÉSENTATION DE MARIE AU TEMPLE.
« Deux prêtres prirent Marie par la main, lui firent monter plusieurs marches … de sorte qu’elle voyait à l’intérieur du Temple … Deux prêtres se tenaient à côté d’elle … Un vieux prince des prêtres était debout près d’un autel : il offrit l’encens, dont la fumée se répandit en volutes autour de Marie.
Pendant cette cérémonie se forma autour de la Très Sainte Vierge un tableau symbolique, qui finit par remplir le Temple jusqu’à l’obscurcir. Sous le cœur de Marie apparut une gloire lumineuse qui recelait la Promesse, la très sainte bénédiction de Dieu.
L’Esprit-Saint planait dans une lumière au-dessus d’elle, sous une forme ailée évoquant celle d’un homme davantage que d’une colombe. Tout était plein d’anges, de même que la gloire qui entourait à présent Marie était remplie de têtes d’anges.
Seule Marie et la gloire qui l’environnait remplissait l’espace … Je ne la vis plus comme une enfant mais comme la Toute Sainte en sa puissance, debout dans le firmament. … Enfin les images s’évanouirent peu à peu … il ne resta plus que la gloire sous le cœur de Marie, renfermant l’éclat de la bénédiction de la Promesse ... puis je ne vis plus que la sainte enfant entre deux prêtres, vêtue de sa parure de cérémonie. …
Puis Marie gagna avec les maîtresses et d’autres jeunes filles … le logement des femmes attenant directement au Temple. C’est là qu’elles avaient leurs cellules, pratiquées dans l’épaisseur des murs du sanctuaire : elles pouvaient, par des passages et des escaliers, se rendre dans de petits oratoires situés près du Saint des saints. »
ENSEIGNEMENT : Encore enfant, Marie est consacrée au service de l’Éternel. Elle vivra dans le Temple comme Vierge consacrée jusqu’à ses 13 ans. Elle n’en sortira qu’à 13 ans pour ses fiançailles avec Joseph.
L’ANNONCIATION FAITE A MARIE.
« L’annonciation eut lieu le 25 février.
Soudain du plafond de sa chambre descendit une masse de lumière. Dans cette lumière se tenait un adolescent d’une blancheur éclatante, aux longs cheveux blonds flottants, qui alla vers Marie. C’était l’ange Gabriel. Il lui parla, tout en écartant doucement les bras. Marie tourna quelque peu sa tête voilée vers la droite, mais dans sa modestie, elle ne leva pas les yeux. L’ange continua de parler : alors, comme si elle obéissait à un ordre, Marie tourna son visage vers lui, souleva un peu son voile et répondit. L’ange parla encore. Marie releva tout à fait son voile, regarda l’ange et prononça les paroles sacrées : « Voici la servante du Seigneur, qu’il m’advienne selon ta parole. » La Sainte Vierge était dans un profond ravissement ; la lumière emplissait la chambre. Le ciel semblait s’être ouvert, une traînée lumineuse était apparue au-dessus de l’ange, et à l’extrémité de ce fleuve de lumière apparut une figure de la Très Sainte Trinité, tel un triangle de lumière dont les rayons s’entre-pénétraient ; le DIEU TOUT PUISSANT, le Père et le Fils et le Saint-Esprit, et cependant un SEUL DIEU TOUT PUISSANT.
Quand Marie, la Très Sainte Vierge dit : « Qu’il me soit fait selon ta parole », une apparition du Saint-Esprit se détacha du Triangle de lumière : sa tête était comme un visage d’homme, de la lumière partait de son corps en s’élargissant comme des ailes, s’écoulant de sa poitrine et de ses mains en trois courants lumineux qui se répandaient sur la Sainte Vierge, pénétraient dans son côté droit où ils se réunissaient. Touchée au cœur par cette lumière qui prenait possession d’elle, la Sainte Vierge en fut tout illuminée et devint comme transparente … elle était resplendissante et comme illuminée en son être entier.
Après cette effusion lumineuse, l’ange disparut et une pluie de roses blanches encore fermées au feuillage verdoyant, se répandit sur Marie.
Après le départ de l’ange, la Sainte Vierge absorbée en une profonde extase contempla en elle-même l’incarnation du Rédempteur promis, qu’elle adorait sous la forme d’un petit corps resplendissant, parfait et formé et pourvu de tous ses membres, jusqu’aux doigts minuscules.
Marie la vierge sainte est elle-même le sanctuaire, et le Saint des Saints est en elle, et elle est seule à se tenir près de lui !
Les paroles de David dans le psaume 46, se trouvaient accomplies : « Le Très-Haut a sanctifié sa demeure, Dieu est en elle, elle ne peut chanceler. »
ENSEIGNEMENTS :
1) Voyez avec quelle modestie, quelle humilité Marie se comporte envers l’ange. Il faut croire que plus l’être est d’essence divine, plus il est modeste et humble, car il EST. L’orgueil et la vanité n’ont pas prise sur lui.
2) Étant par tout son être l’IMMACULEE CONCEPTION, (conçue sans participation humaine mais par l’action du Saint-Esprit) Marie est Fille de Dieu comme Jésus est Fils de Dieu. Il fallait que le Réceptacle du Fils, sa matrice nourricière, Marie, soit aussi parfaite et pure que l’enfant qui allait s’incarner en elle. Si Marie fut la Mère du Fils de Dieu, par son ESPRIT , NOTRE DAME, elle est l’Épouse du VERBE, du CHRIST, l’Esprit-guide de Jésus.
3) L’ange Gabriel parle à Marie. Il lui fait part du désir de Dieu de faire d’elle, la mère du Sauveur. A travers l’ange Gabriel Dieu propose. Il attend la réponse de Marie. Marie, en toute humilité, aurait pu décliner l’offre de la Très Sainte Trinité. Dieu ne force pas ses missionnés. Le choix lui appartenait.
Comme Jésus, au désert, dut pendant quarante jours combattre la satanique flamme, Marie est face à elle-même, à sa propre tentation : dire « non » comme Eve. Cependant tout son être avait été conçu pour cet instant sublime. Tout en elle était attente pure, espérance, offrande d’elle-même, acceptation du désir de son Père céleste. A-t-elle hésité un instant ? Quand elle eut compris sa mission, le choix de Dieu la concernant, « Voici la servante du Seigneur, qu’il m’advienne selon ta parole » fut sa réponse !
Pouvez-vous, un seul instant, imaginer la joie, le bonheur, l’exaltation des sphères célestes se répercutant à travers tout l’Univers !
La Fille de Dieu a dit « oui » à son Père céleste et ce « oui » efface la faute d’Eve, sa mère terrestre.
4) Au sein de l’humanité chutée, Marie vivait un état IMMACULÉ. Aussi la conception de Jésus ne fut-elle pas semblable à celle des enfants des autres femmes chez qui, de la fécondation à la naissance, va voir la cellule initiale se développer, petit à petit, pendant 9 mois, jusqu’à devenir un enfant d’homme.
Non, le Saint-Esprit va déposer en Marie un être minuscule mais parfait, fini, totalement formé qui va grandir en Elle jusqu’à la nuit de Bethléem où Jésus sortira du sein de Marie par le Centre Cœur : naissance astrale et animique. (voir le texte sur la Nativité)
LA NATIVITÉ.
« Dans la grotte de Bethléem Marie était en prière. Elle paraissait entourée de flammes qui éclairaient la grotte d’une lumière surnaturelle. La lumière qui entourait Marie devint de plus en plus éclatante au point d’éclipser la clarté des lampes que Joseph avait disposées dans la grotte.
Marie se tenait à genoux sur sa couche dans une large robe sans ceinture dont les plis s’étalaient autour d’elle, et elle avait le visage tourné vers l’Orient. A l’heure de minuit elle fut ravie en extase et, les mains croisées sur la poitrine, elle s’éleva de terre jusqu’à une certaine hauteur. L’éclat de la lumière allait croissant, au point que même la nature inanimée semblait exulter d’allégresse, le roc et les parois de la grotte paraissaient prendre vie dans cette vivante clarté, la voûte s’estompa, laissant passer un large rai de lumière de plus en plus éblouissant de Marie jusqu’au plus haut des cieux. Il se fit dans cette splendeur un mouvement merveilleux de gloires célestes qui, s’approchant toujours davantage, se déployèrent et finirent par se montrer distinctement sous la forme de chœurs angéliques.
La Vierge Marie, soulevée de terre, en son extase priait. Elle abaissait son regard sur son Dieu, dont elle était devenue la Mère et qui, fragile nouveau-né, était couché sur la terre devant elle. Notre Rédempteur était comme un tout petit enfant resplendissant dont l’éclat éclipsait toutes les lumières environnantes.
Marie demeura encore quelque temps en extase. Puis elle mit un linge sur l’enfant, mais elle n’osa pas encore le prendre dans ses bras, ni même le toucher. Au bout d’un certain temps, l’enfant Jésus bougea et se mit à pleurer. Alors paraissant recouvrer l’usage de ses sens, elle prit l’enfant, l’emmaillota dans le linge dont elle l’avait couvert et le pressa dans ses bras contre sa poitrine. Elle s’assit, s’enveloppa tout entière dans son voile avec l’enfant à qui elle donna le sein. Autour d’elle, les anges, sous forme humaine, étaient prosternés devant le nouveau-né et l’adoraient.
Il s’était écoulé une bonne heure depuis la naissance de Jésus lorsque Marie appela Joseph qui priait encore la face contre terre. S’étant approché, il fut inondé d’allégresse. Il se prosterna avec humilité et ferveur, et ce n’est que lorsque Marie l’eut engagé plus d’une fois à presser contre son cœur le don sacré du Très-Haut qu’il se leva, reçut l’enfant Jésus dans ses bras et loua Dieu en versant des larmes de joie.
Joseph et Marie s’assirent sur leurs talons à même le sol. Ils ne parlaient pas et semblaient absorbés dans la contemplation du petit enfant langé, couché sur une couverture devant eux : le Fils de Dieu, beau et radieux comme un éclair.
Puis ils disposèrent l’enfant dans la crèche garni de roseaux et d’herbe sur lesquels était étendue une couverture. Quand ils eurent placé l’enfant dans la crèche, ils se placèrent à ses côtés en versant des larmes de joie et en chantant la louange de Dieu. Joseph disposa alors le lit et le siège de Marie à côté de la crèche. »
Enseignements qui en découlent :
Du fait de sa Conception Immaculée sous la porte dorée du Temple sacré de Jérusalem , bien que vivant au cœur du monde chuté, Marie n’appartenait pas à ce monde. Son état était semblable à celui d’Eve avant la Chute, mais adapté à sa mission présente. Ressemblant physiquement à ses contemporains, elle portait en elle, sur le plan de l’âme, le flamboiement divin. Dieu était en elle et la vivifiait de sa grâce immaculée.
Donc, la naissance de Jésus ne pouvait être celle des humains chutés. Sa naissance fut plus proche de la reproduction singulière d’Eve aux côtés d’Adam mais adaptée à leur mission présente. Jésus n’a pas été enfanté par les voies utérines. Durant l’extase de Marie, il y eut projection de Jésus hors de Marie par le Centre Cœur, une naissance animique et astrale. Il fallut un certain temps à Jésus pour asseoir sa densité biologique, pour s’incarner totalement. C’est pour cette raison que Marie ne l’a pas touché avant qu’il ne bouge et se mette à pleurer. Elle savait qu’il ne fallait pas perturber cette alchimie divine pendant laquelle le Fils de Dieu s’est fait totalement Chair, une chair christifiée, immaculée, sans la tâche du péché originel.
Marie est restée immaculée et vierge sur les plans physiologique, astral, animique et spirituel, avant, pendant et après la naissance de notre Sauveur. C’est pour ces raisons que dans les litanies de Lorette elle est nommée « Vase spirituel, Rose mystique, Maison d’or, Arche d’Alliance, Étoile du matin ».
Aujourd’hui, elle est la Toute Puissante, l’Amour divin personnifié qui ne cesse d’intercéder auprès du Père et du Fils pour notre humanité en détresse.
LA MORT DE LA SAINTE VIERGE MARIE A ÉPHÈSE.
« Quand Pierre eut communié et donné la communion aux apôtres, il porta le Saint Sacrement à la Sainte Vierge … Tous les apôtres l’accompagnèrent en procession solennelle. Puis Pierre lui administra l’extrême onction à peu près de la même manière qu’on le fait aujourd’hui. … Plus tard je vis de nouveau les apôtres et les disciples autour de la couche de la Sainte Vierge.
Le visage de Marie était épanoui et souriant comme dans sa jeunesse. Ses yeux remplis d’une sainte joie étaient levés vers le ciel. Le toit de la cellule de Marie avait disparu, … et je vis par le ciel ouvert l’intérieur de la Jérusalem céleste. Il en découlait deux nuées lumineuses en l’éclat desquelles se montraient d’innombrables figures d’anges et entre lesquelles une voie de lumière descendit sur la Sainte Vierge.
Je vis à partir de Marie, une montagne éclatante s’élever jusqu’à la Jérusalem céleste. Marie étendit les bras … avec un désir infini, et je vis son corps soulevé en l’air et planant au-dessus de sa couche si bien qu’on pouvait voir par-dessous. Son âme, telle une petite figure d’une infinie pureté, sortit de son corps, les bras tendus en avant, et s’engagea sur la voie lumineuse qui montait jusqu’au ciel.
Les deux cœurs d’anges qui se tenaient dans les nuées, se réunirent au-dessous de son âme et la détachèrent du corps qui, au moment de cette séparation, retomba sur sa couche les bras croisés sur la poitrine.
L’âme de Marie entra dans la Jérusalem céleste par cette voie de lumière et arriva jusqu’au trône de la Très sainte Trinité, jusqu’au trône de Dieu, jusqu’à son Fils qui la reçut avec un amour infini, lui remit comme un sceptre et lui montra la terre au-dessous d’elle comme s’il lui conférait un pouvoir particulier. Je la vis ainsi entrer dans la gloire céleste.
Sur la terre le corps de la Sainte Vierge resplendissait. Il reposait sur sa couche, le visage rayonnant, les yeux fermés, les bras croisés sur la poitrine …
Déjà le jour tombait ; on avait allumé autour du cercueil quatre flambeaux fichés sur des perches. Le cortège se rendit ainsi jusqu’à l’entrée du tombeau. … Ils déposèrent le saint corps à terre et quatre d’entre eux le portèrent dans le caveau où ils le placèrent sur la couche sépulcrale. Alors les assistants, ils étaient nombreux, y pénétrèrent un à un, jetèrent autour des aromates et des fleurs, et s’agenouillèrent en pleurant et en priant. »
Remarque :
Pour Marie, il n’y eut ni jugement, ni purgatoire, ni paradis. La FILLE de DIEU monta directement jusqu’au cœur de la Très Sainte Trinité.
L’ASSOMPTION DE MARIE.
« Dans la nuit, … une large voie lumineuse s’abaissa du ciel vers le rocher, et je vis s’y déployer dans la gloire une triple sphère d’anges et d’esprits qui entouraient Notre Seigneur et l’âme resplendissante de Marie.
Autour de l’âme de Marie, je vis, dans la sphère intérieure de cette gloire, des figures de petits enfants ; dans la seconde c’était comme des bambins de six ans et, dans la sphère extérieure, comme des adolescents. Je ne vis distinctement que les visages, tout le reste était comme des formes lumineuses éclatantes.
Quand cette apparition, devenant de plus en plus distincte, fut arrivée au rocher, une voie lumineuse s’ouvrit depuis elle jusqu’à la Jérusalem céleste.
Alors l’âme de la Sainte Vierge – qui suivait Jésus – descendit dans le tombeau à travers le rocher, et, bientôt après, unie à son corps transfiguré, en sortit plus distincte et plus brillante pour s’élever dans la gloire avec le Seigneur jusqu’à la Jérusalem céleste où toute cette lumière se perdit. »
ENSEIGNEMENTS :
1) L’âme de Marie avec son corps glorifié, expression particularisée de l’Âme du monde, du fait de son ASSOMPTION, de sa divinisation par l’incarnation en elle de Notre Dame, La Saint-Esprit, ne connaîtra plus de réincarnation.
Marie, l’IMMACULEE CONCEPTION, comme elle se définira à Lourdes à Bernadette, œuvre désormais au sein de La Très Sainte Trinité, aux côtés de son Fils, dont l’âme avec son corps glorifié, partie de l’Âme-Mère d’Élie, divinisée par l’incarnation en elle du Christ, du Verbe de Dieu, ne connaîtra plus non plus de réincarnation.
2) A sa mort, Jésus-Christ « lui remit un sceptre et lui montra la terre au-dessous d’elle comme s’il lui conférait un pouvoir particulier » sur notre planète. Non seulement Marie a été intronisée Reine du Ciel et siège au cœur de Notre Dame du Saint-Esprit, mais aussi Reine de la planète terre où elle s’incarna. Sa Royauté sur l’humanité terrestre lui fut conférée par son divin Fils, Jésus le Christ. Depuis elle œuvre au cœur de l’humanité en véritable « Mère » soucieuse de l’avenir de ses enfants.
3) Depuis son ASSOMPTION, Marie s’est manifestée plus de 2000 fois. Presque tous les grands sanctuaires mariaux de monde ont pour origine une ou des apparitions de la Vierge.
L’Église catholique, elle, n’en a reconnu que 17 !
Nous allons examiner 5 apparitions de Marie : La Salette en 1846, Lourdes en 1858, Pontmain en 1871, Fatima en 1917, CARABANDAL de 1961 à 1965.
- A La Salette, Marie pleure parce que les chrétiens ne vivent plus en chrétiens et abandonnent son divin Fils. Elle appelle à la conversion et à retrouver une foi vivante et active. Sinon, un châtiment viendra ! Le châtiment ne vient pas de Dieu. Ce sont les hommes qui l’attirent sur eux-mêmes en violant les lois cosmiques et divines.
- Lourdes où Marie se définira comme l'IMMACULEE CONCEPTION ! Les premières paroles adressées par la Vierge à Bernadette pour la foule présente, sont « Pénitence ! Pénitence ! » Sinon un châtiment viendra. Ce fut 1870, l’invasion de La France par les prussiens. En 1871, Paris semble perdue. La moitié de La France est envahie. Les armées prussiennes sont aux portes de Laval, non loin de Pontmain. Après, viendra la première guerre mondiale, de 1914 à 1918, ses millions de morts et ses millions d’handicapés.
- Pontmain. En 1871, en pleine débâcle de l’armée française, la Vierge apparaît à des enfants qui la voient et qui prient, entourés d’adultes qui croient les enfants sans la voir et qui prient avec eux de tous leurs cœurs . Elle dira aux enfants « Priez, priez, le Seigneur va guider l’armée française ». Et c’est la victoire de l’armée française qui arrête les forces prussiennes devant Laval. Il s’ensuivra l’armistice. Mais La France perdra l’Alsace et la Lorraine.
- Fatima ! Là encore la Vierge appelle à une véritable conversion des cœurs, à l’adoration fréquente du Saint Sacrement et à la communion fréquente. Elle met en garde contre la création d’un état sioniste au cœur de La Palestine. Car il déstabilisera tout le Moyen Orient. Il risque d’être le facteur déclencheur de la troisième guerre mondiale. Si elle n’est pas écoutée un grand châtiment s’abattra. Ce sera la grippe espagnole et la deuxième guerre mondiale.
- Garabandal ! La Vierge Marie apparaît à 4 fillettes tout le temps que dure le CONCILE VATICAN II.
A travers les fillettes, Marie met l’humanité en garde. « La coupe est presque pleine ». Elle met un grand espoir dans ce Concile. « Ah ! Ce Concile sera le plus grand de tous les Conciles » dira-telle. En effet le pape Jean XXIII est un pape templier. Il fut initié par une cellule templière de Turquie lorsqu’il y fut Nonce apostolique. Les réformes à faire au sein de l’Église furent données par les Maîtres en gloire solaire à l’Autorité de l’Ordre Souverain du Temple Solaire. Le Cardinal Tisserand, responsable des missions africaines, dignitaire secret de l’Ordre du Temple, présenta les réformes à faire en début du Concile aux pères conciliaires. Au lieu de l’enthousiasme attendu, beaucoup de prélats tergiversent, renâclent, freinent la mise en œuvre des réformes présentées.
Comme le pape Jean XXIII insiste, il est éliminé ! Dans sa nourriture fut mis du verre pilé. Il mourut dans d’atroces souffrances. Son décès provoqua un arrêt du Concile.
Quand le Concile reprend après l’élection du pape Paul VI, les prélats opposés aux réformes demandées par le Ciel prennent le dessus et ce sera la désacralisation, la décadence liturgique etc …
C’est pourquoi, en 1965, la Vierge, à travers l’archange St Michel, dira à Conchita, l’une des voyantes, : « Auparavant la coupe se remplissait, maintenant elle déborde. Beaucoup de cardinaux, d’évêques, de prêtres vont sur le chemin de la perdition entraînant avec eux beaucoup d’âmes ».
L’Église n’a pas réalisé les demandes du Ciel. Marie n’a pas été écoutée par les tenants du pouvoir, les hommes politiques, les autorités vaticanes, la grande majorité des humains. Nous avons eu le sida, la prolifération des cancers, le Covid 19 et ses dérivés. Les États Unis par leurs interventions militaires aux quatre coins de la planète mais surtout au Moyen Orient, en Syrie, en Irak, en Libye ont créé le chaos, le désordre, des guerres multiples, celle d’Ukraine qui affaiblit l’Europe, la haine entre les communautés et contre l’Occident. La guerre entre le Hamas, le Hezbollah et l’état juif crée les conditions d’une déflagration mondiale.
La nature, elle-même, se révolte : tremblements de terre, inondations, cyclones, incendies multiples et violents sur la planète.
Rome n’a pas reconnu les apparitions de Garabandal. Elle ne s’est déclarée ni pour, ni contre. Elle ne pouvait pas accréditer des apparitions qui mettaient en cause cardinaux, évêques et prêtres pourtant responsables des scandales qui ces dernières années ont défrayé les chroniques, qui détruisaient l’Église de l’intérieur. Aujourd’hui, à travers ses mercenaires, Satan est au cœur du Vatican.
Marie a aussi prévenue que La France apostate serait foulée aux pieds, traînée dans la boue ! C’est quand tout semblera perdue que Marie interviendra et la rendra purifiée, plus puissante que jamais. Car La France est, de par son histoire qui remonte au débarquement en Provence de la famille de Jésus chassée par les juifs, la terre bénie de Dieu. Ont débarqué Lazare, Marthe, Marie de Magdala apparentés à Jésus, Marie Salomé nièce de St Anne, Marie Jacobée parente de la Vierge, Sarah servante de Marie Salomé, Marcelle servante de Marie Jacobée, Maximin et Trophime deux des 72 disciples, Saturnin et Bartimé l’aveugle-né guéri par Jésus. De ce fait la Provence et par extension La France, sont devenues la Terre élue de Dieu, le Royaume du Christ sur la terre.
N’oublions pas que Jeanne d’Arc a demandé au roi Charles VII de lui donner son royaume. Ce qu’il fit. Jeanne d’Arc l’offrit alors à Jésus-Christ. Le Christ rendit le royaume de France au roi oint et consacré à Reims, faisant du roi le lieutenant de Dieu pour La France. Ces trois donations successives furent dûment enregistrées par les notaires royaux devant la cour.
Robert
Evêque-officiant
de la Table Spirituelle de l’Ordre Souverain du Temple Solaire.