


ORDRE SOUVERAIN
DU TEMPLE SOLAIRE
LA TABLE SPIRITUELLE
QU’EST CE QUE LE « PARACLET » ?

« PARACLET » vient du mot grec « paraklètos » qui signifie étymologiquement « Celui que l’on appelle à son secours ».
Dans l ‘Ancien Testament, Paraclet est traduit par les termes de Consolateur ou Défenseur ou Avocat ou Intercesseur. « Consolateur » étymologiquement est Celui qui réunit, qui fait un seul avec plusieurs qui réunit ce qui était séparé.
Dans le Nouveau Testament seul l’apôtre Jean parle du Paraclet. Les autres évangélistes n’en font pas mention. C’est donc un apport spécifiquement johannique.
Que dit l’apôtre Jean à son propos ? C’est dans une vingtaine de versets que l’apôtre annonce la venue, campe la personne et décrit l’action du Paraclet. Le verset le plus important est le verset 16 du chapitre XIV où Jésus dit : « Et je prierai le Père qui vous donnera un autre Consolateur … L’Esprit de Vérité, le Saint-Esprit ». Si Jésus parle « d’un autre Consolateur » c’est qu’il en est déjà venu un premier. C’est l’évangéliste Luc au chapitre II verset 25 de son évangile qui nous met sur la voie. « Il y avait à Jérusalem, écrit-il, un homme qui s’appelait Siméon. Cet homme était juste et pieux. Il attendait la Consolation d’Israël … Il avait été divinement averti par le Saint-Esprit qu’il ne mourrait pas avant d’avoir vu l’Oint du Seigneur. »
« Oint du Seigneur », « Consolation d’Israël » étaient les titres donnés au Messie dans l’Ancien Testament. Donc le premier Consolateur est le Messie.
A Strasbourg est une communauté juive qui dit : « Nous avons raté le premier Messie, ne manquons pas le second. » Les musulmans eux-mêmes attendent le Mhadi, « le bien guidé » à la fin des temps. D’après les textes retrouvés à QUMRÂN, la doctrine essénienne parle bien de la venue de deux Messies.
Je le répète, dans le Nouveau Testament l’annonce de la venue du Paraclet est un apport spécifiquement johannique. C’est à travers l’action que le Christ assigne à ce dernier que nous comprenons que le Paraclet est appelé à s’incarner, qu’il ne l’a pas encore fait, qu’il n’est pas encore venu. « Quand il sera venu (XVI v. 8) le Saint-Esprit vous enseignera toutes choses et vous remettra en mémoire tout ce que je vous ai dit. (XIV v. 26) Il vous conduira dans toute la vérité ; il dira tout ce qu’il a entendu et il vous annoncera ce qui doit arriver. C’est lui qui me glorifiera. » (XVI v. 13,14)
Vous allez me rétorquer que c’est l’annonce de la Pentecôte. A la Pentecôte, c’est la puissance de l’Esprit-Saint, de l’Esprit de Dieu, qui a investi les apôtres et ceux qui les entouraient. Or venir, enseigner, rappeler, témoigner, convaincre le monde, annoncer les choses à venir, glorifier le Christ est le fait de quelqu’un de vivant, d’incarné qui s’adresse à d’autres hommes.
« C’est lui qui me glorifiera » indique bien une personne incarnée. « Le Paraclet vous enseignera toutes choses et vous remettra en mémoire tout ce que je vous ai dit » écrit Jean l’évangéliste (XIV v. 26) Il annonce donc une initiation à venir : ni les chevaliers du Temple pourtant arrivés au seuil des mystères divins, ni les Églises divisés sur l’enseignement du Christ et qui nous donnent, jour après jour, la preuve de leur ignorance fondamentale de la Science divine et de leurs turpitudes, ne peuvent se targuer de « connaître toutes choses. »
Dans « France du Paraclet », long poème écrit en 1970, après le trépas de Charles de Gaulle, l’alchimiste-poète de la Résurgence templière de 1952 écrit : « France ma douce aimée, au ciel de ta croisade, tu verras se lever le divin Paraclet, porté par Galaad, le chevalier secret, qui sera conseillé du « Grand Monarque ». Ensemble ils sauveront une christique barque que pilote et marins sabordent aujourd’hui prétendant rénové ce qui a mal vieilli. »
Il y a donc le Christ, le premier Oint du Seigneur et Celui qui vient à « la semblance du Christ ». Il s’agit bien là du Paraclet, du Consolateur.
Nous touchons bien là l’une des révélations les plus audacieuses que détient l’Ordre du Temple. Elle fait intervenir une notion de complémentarité qui pose le problème des conditions d’apparition sur terre, à la fin des temps qui n’est pas la fin du monde, de Celui qui précédera, qui conditionnera la Parousie qui est la manifestation, le retour de Jésus-Christ dans toute sa gloire.
Non seulement il sera à la semblance du Christ, mais il connaîtra une incarnation véritable et naîtra comme le « Veltro » de la comédie de Dante, « tra feltro e feltro » entre drap et drap, pour signifier qu’il sera issu d’un père et d’une mère « revêtus » c’est-à-dire appartenant au Temple.
Toute l’aventure templière du Moyen Âge est basée sur l’attente de la venue du Paraclet et de sa naissance au sein même de l’Ordre.
L’évangile du Christ émane de l’action même du Messie et non pas de règles ecclésiastiques dépassées, comme l’Évangile Éternel si cher à Joachim de Flore se réclamait du Paraclet pour que toutes choses nous soient enseignées.
L’abbé Joachim de Flore annonçait la venue du Règne du Saint-Esprit à partir de 1260. C’est aussi vers la fin du XIIIème siècle que Dante situait le commencement de la « Vita nuova », de la « Vie Nouvelle » où Bice Portinari, la Béatrice de Dante, devait enfanter l’enfant Paraclet. Pour des raisons qui nous échappent, le Ciel a voulu que cette femme meure, que la venue du Paraclet soit reportée 7 siècles plus tard.
Or dans les années 1960-1970, nous sommes entrés dans l’ère du Verseau qui est placée sous le signe du Paraclet.
Le Paraclet par sa venue représente le Signe attendu par les « adeptes » et que sans Lui rien ne peut être fait.
Si le Paraclet «vous enseignera toutes choses » c’est qu’il disposera effectivement de la force de la Loi de Moïse et de ses Tables gravées par Dieu.
Si cela est tout devient possible et l’Humanité peut entrer dans le Troisième Cycle, celui du Saint-Esprit où doit s’inscrire tout naturellement, le Grand Retour du Maître : La Parousie.
L’Ancienne Alliance doit disparaître pour laisser place à la Nouvelle et que de celle-ci accomplie doit surgir une nouvelle Nouvelle Alliance. L’Antique loi du Talion devait s’effacer devant la loi d’Amour que représentait Jésus, pour qu’un jour apparaisse enfin la loi de Liberté qui rend « aux hommes de bonne volonté » la dimension totale de l’Homme Universel.
Seul le Paraclet peut nous enseigner que nous sommes en puissance des hommes libres et qu’il ne dépend que de nous que nous devenions Roi et Pape de nous-mêmes.
Cette chevalerie que St Bernard, l’abbé de Clairvaux, a suscitée, avait pour but de « réceptionner » la « Jérusalem Nouvelle » ; d’assumer la transition nécessaire entre l’ère christique alpha et l’ère parousique oméga, d’être le trait d’union entre le vieux monde du « vieil homme » et la Terre régénérée du « mutant » ; en un mot d’assister aux Noces de l’Agneau, au « passage » du Graal.
Actuellement Marie immaculée veille sur la « Colombe » qu’elle porte serrée sur son sein, sous son voile, et qui est le Paraclet, le Saint-Esprit, la Lumière universelle, pour un éclatement de cette Église demain . L’Église de l’Esprit, fixée par la venue du Consolateur, que nous nommons l’Église de Jean dont l’Église de Pierre, une fois épurée, réédifiée, restera le soubassement, le socle. (Matthieu XVI, 18)
C’est le Paraclet qui avec le pape Pierre II réalisera cette Église du Saint-Esprit qui sera la venue du règne de Notre Dame auréolée de toute la puissance du Verbe et portée par l’Esprit vainqueur.
Robert, évêque-officiant de La Table Spirituelle de l’Ordre Souverain du Temple Solaire.
¿QUÉ ES EL «PARÁCLITO»?
«PARÁCLITO» viene de la palabra griega “paraklètos”, que etimológicamente significa “Al que llamamos para que nos ayude”.
En el Antiguo Testamento, Paráclito se traduce como Consolador o Defensor o Abogado o Intercesor. Etimológicamente, «Consolador» es Aquel que une, que hace uno con muchos, que une lo que estaba separado.
En el Nuevo Testamento, sólo el apóstol Juan habla del Paráclito. Los demás evangelistas no lo mencionan. Se trata, pues, de una aportación específicamente juanina.
¿Qué dice de él el apóstol Juan? En una veintena de versículos, el apóstol anuncia la venida, describe la persona y la acción del Paráclito. El versículo más importante es el 16 del capítulo XIV, donde Jesús dice: «Y yo rogaré al Padre que os dé otro Consolador... el Espíritu de la Verdad, el Santo Espíritu». Si Jesús habla de «otro Consolador», es porque ya ha venido un primer Consolador. Es el evangelista Lucas, en el capítulo II versículo 25 de su Evangelio, quien nos pone sobre la pista correcta. Escribe: «Había en Jerusalén un hombre llamado Simeón. Era un hombre justo y piadoso. Esperaba la Consolación de Israel... Había sido divinamente advertido por el Santo Espíritu de que no moriría hasta que hubiera visto al Ungido del Señor.»
«Ungido del Señor» y “Consolación de Israel” eran los títulos dados al Mesías en el Antiguo Testamento. Así que el primer Consolador es el Mesías.
En Estrasburgo, hay una comunidad judía que dice: «Nos perdimos al primer Mesías, no nos perdamos al segundo». Los propios musulmanes esperan al Mhadi, «el bien guiado» al final de los tiempos. Según textos hallados en Qumrán, la doctrina esenia habla de la venida de dos Mesías.
Repito, en el Nuevo Testamento el anuncio de la venida del Paráclito es una aportación específicamente joánica. Es a través de la acción que Cristo asigna al Paráclito como comprendemos que el Paráclito está llamado a encarnarse, que aún no lo ha hecho, que aún no ha venido. «Cuando haya venido (XVI v. 8), el Santo Espíritu os enseñará todas las cosas y os recordará todo lo que yo os he dicho (XIV v. 26); os guiará a toda la verdad; hablará todo lo que ha oído y os dirá lo que ha de venir. Él me glorificará». (XVI v. 13,14)
Se podría replicar que se trata del anuncio de Pentecostés. En Pentecostés, fue el poder del Espíritu Santo, el Espíritu de Dios, el que invistió a los apóstoles y a quienes les rodeaban. Venir, enseñar, recordar, dar testimonio, convencer al mundo, anunciar lo que está por venir, glorificar a Cristo es obra de alguien que está vivo, que está encarnado, que habla a otras personas.
«Él es quien me glorificará» indica claramente una persona encarnada. «El Paráclito os enseñará todas las cosas y os recordará todo lo que yo os he dicho», escribe Juan el Evangelista (XIV v. 26). Anuncia, pues, una iniciación por venir: ni los Templarios, que sin embargo han alcanzado el umbral de los misterios divinos, ni las Iglesias, divididas sobre la enseñanza de Cristo y que, día tras día, nos dan pruebas de su ignorancia fundamental de la Ciencia divina y de su bajeza, pueden jactarse de “saberlo todo”.
En «France du Paraclet», un largo poema escrito en 1970, tras la muerte de Charles de Gaulle, el alquimista-poeta del Resurgimiento Templario de 1952 escribió: «Francia mi dulce amada, en el cielo de tu cruzada, verás elevarse el divino Paraclet, llevado por Galaad, el caballero secreto, que será el consejero del “Gran Monarca”. Juntos salvarán un barco a semejanza de Cristo que pilotos y marineros desguazan hoy, pretendiendo renovar lo que ha envejecido mal.
Así pues, está Cristo, el primer Ungido del Señor, y Aquel que viene «a semejanza de Cristo». Es el Paráclito, el Consolador.
Esta es una de las revelaciones más audaces del Orden del Templo. Pone en juego una noción de complementariedad que plantea el problema de las condiciones de aparición en la tierra, al final de los tiempos, que no es el fin del mundo, de Aquel que precederá, que condicionará la Parusía, que es la manifestación, el retorno de Jesucristo en toda su gloria.
No sólo se parecerá a Cristo, sino que será verdaderamente encarnado y nacerá como el «Veltro» de la comedia de Dante, «tra feltro e feltro» entre sábana y sábana, para significar que nacerá de padre y madre «vestidos», es decir, pertenecientes al Templo.
Toda la aventura templaria de la Edad Media se basaba en la espera de la venida del Paráclito y su nacimiento en el seno de la propia Orden.
El Evangelio de Cristo emana de la acción misma del Mesías y no de reglas eclesiásticas caducas, del mismo modo que el Evangelio Eterno tan querido por Joaquín de Flore reclamaba al Paráclito para enseñarnos todas las cosas.
El abad Joachim de Flore anunció la llegada del Reino del Santo Espíritu a partir de 1260. Fue también hacia finales del siglo XIII cuando Dante situó el comienzo de la «Vita nuova», la «Vida nueva» en la que Bice Portinari, la Beatriz de Dante, iba a dar a luz al niño Paráclito. Por razones que se nos escapan, el Cielo quiso que esta mujer muriera, que la venida del Paráclito se pospusiera 7 siglos después.
En las décadas de 1960 y 1970, entramos en la era de Acuario, que está bajo el signo del Paráclito.
La venida del Paráclito representa la Señal esperada por los «adeptos» y sin Él nada puede hacerse.
Si el Paráclito «os enseñará todas las cosas», es porque tendrá efectivamente la fuerza de la Ley de Moisés y de sus Tablas grabadas por Dios.
Si es así, todo se hace posible y la humanidad puede entrar en el Tercer Ciclo, el del Santo Espíritu, en el que debe producirse con toda naturalidad el Gran Retorno del Maestro: La Parusía.
La Antigua Alianza debe desaparecer para dar paso a la Nueva, y una nueva Nueva Alianza debe surgir de la Nueva Alianza una vez cumplida. La Antigua Ley del Talión debía ceder el paso a la Ley del Amor que Jesús representaba, para que un día apareciese finalmente la Ley de la Libertad, dando «a los hombres de buena voluntad» la plena dimensión del Hombre Universal.
Sólo el Paráclito puede enseñarnos que somos hombres potencialmente libres y que depende de nosotros convertirnos en nuestro propio Rey y Papa.
La finalidad de la caballería que creó San Bernardo, el Abad de Claraval, era «recibir» a la «Nueva Jerusalén»; hacer la transición necesaria entre la era Cristo-alfa y la era Parusía-omega; ser el vínculo entre el viejo mundo del «hombre viejo» y la Tierra regenerada del «mutante»; en una palabra, asistir a las Bodas del Cordero, al «paso» del Grial.
María Inmaculada vela ahora sobre la «Paloma» que lleva asida a su pecho, bajo su velo, y que es el Paráclito, el Santo Espíritu, la Luz universal, por el despliegue mañana de esta Iglesia. La Iglesia del Espíritu, fijada por la venida del Consolador, que llamamos la Iglesia de Juan, de la que la Iglesia de Pedro, una vez purificada y reconstruida, seguirá siendo el fundamento (Mateo XVI, 18).
Es el Paráclito quien, con el Papa Pedro II, realizará esta Iglesia del Santo Espíritu, que será el advenimiento del reino de Nuestra Señora, aureolado por todo el poder del Verbo y llevado por el Espíritu victorioso.
Robert, Obispo-Oficial de La Table Spirituelle de la Soberana Orden del Templo Solar.