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 Homélie du dimanche de l’Épiphanie 2026

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Épiphanie vient du mot grec « epiphaneia ». Il signifie apparition, manifestation. C’est une grande fête chrétienne. C’est la fête de la manifestation de l’amour de Dieu pour les hommes, de l’apparition de Dieu parmi les hommes.

Elle raconte les multiples manifestations qui ont précédé, accompagné la naissance du Sauveur, de Ieoushoua, qui ne sont qu’une seule et même manifestation. Vient-il avec grande puissance et grande gloire ? Non, il naît dans une pauvre étable, dans l’humilité, dans la fragilité. Il ne vient pas s’imposer aux hommes. Il les laisse libre d’accueillir son sacrifice d’amour ou de le refuser. La magnificence, la puissance ne sont rien si elles ne sont pas portées par l’amour.

 

Mais que de signes manifestent et préparent cette naissance !

 

Il y a d’abord la conception immaculée de Marie sous la porte dorée du Temple. Là les puissances célestes sont intervenues pour que le corps de Marie, qui sera le réceptacle de son âme qui dès l’origine est née du cœur du Père, bénie par le Père, saluée par les anges, puis deviendra le sanctuaire du Fils de Dieu, pour que le corps de Marie soit conçu immaculé.

Dès l’origine, l’âme de Marie née au cœur du Père divin, fut conçue « Immaculée », comblée de toutes les grâces, habitée avant tous les siècles de l’amour infini qui l’a suscitée.

 

Puis vient la visitation de l’archange Gabriel à la petite Vierge de Nazareth, humble parmi les humbles, toute vouée à l’amour de son Père céleste et la manifestation par l’archange de la grandeur de Marie. Il lui déclare : « Toi qui a été comblée de grâces, le Seigneur est avec toi ». (Luc I, 28-29) Bien plus, Dieu est en elle chez lui. Elle est le tabernacle de son amour.

 

L’apparition de l’Étoile aux rois mages d’Orient. Elle est le signe de la rencontre de deux âmes. L’âme de la Mère que vient féconder l’âme qui doit s’incarner. L’étoile des Rois-mages est l’éclat manifesté, sur le plan cosmique, de la fécondation de l’âme immaculée de Marie par l’âme du prophète Élie qu’emprunte le Verbe pour s’incarner. Le fruit de cette union astrale sera l’enfant Jésus que le Père déposera en Marie de sa seule volonté, le jour de la visitation de l’archange après l’acceptation de la Vierge Marie. « Me voici : je suis la servante du Seigneur. Qu’il me soit fait selon ta parole ! » (Luc I, 38) Joseph sera le père adoptif du miracle divin, le protecteur du Verbe incarné et de la Vierge immaculée enceinte de l’amour du Père des cieux.

 

N’oublions pas la manifestation des anges venus annoncer aux bergers des environs de Bethléhem, la naissance du Sauveur. « Aujourd’hui, dans la ville de David, un Sauveur, qui, est le Christ, le Seigneur, vous est né. Et vous le reconnaîtrez à ce signe : vous trouverez un petit enfant emmailloté et couché dans une crèche. » (Luc I, 11-12) Voyez l’immense humilité, l’infini amour de Dieu. Il ne s’impose pas. Il choisit de naître, de se révéler fragile nourrisson dans une crèche comme le plus pauvre des pauvres. Il attend que notre amour le reconnaisse et réponde au sien.

Mais pourquoi à ces bergers ? Ils furent les juges et les prophètes de l’Ancien Testament. Ils ont choisi d’être là à son avènement pour le reconnaître, l’adorer et proclamer à leurs contemporains la naissance du Sauveur. « Tous ceux qui les entendaient, étaient dans l’admiration de ce qu’ils leur disaient. » (Luc I, 18)

 

Enfin voici les Rois Mages à qui l’Étoile est apparue, d’après la Tradition un Perse, un Chinois, un Éthiopien qui viennent à leur tour s’incliner, adorer, reconnaître en ce nouveau né, manifesté dans l’humilité, un être d’essence divine. Possesseur du pouvoir et de l’autorité, entourés de leurs convents de sages et d’astrologues, ils représentent l’humanité toute entière. L’Étoile, l’étoile de la fécondation astrale de l’âme de Marie par l’âme de Jésus, leur est apparue 1 an et deux semaines avant leur arrivée à Bethléhem, le jour de la salutation de l’archange Gabriel et de l’acceptation de la Vierge Marie du plan divin de la rédemption : « Je suis la servante du Seigneur. Qu’il me soit fait selon ta parole ! »

 

Depuis le Ciel ne cesse de manifester sa gloire : la résurrection de Jésus, son ascension, la dormition de Marie qui n’est pas une mort, son assomption avec son corps glorifié.

Après sa résurrection, Jésus-Christ s’est manifesté de nombreuses fois : à Marie de Magdala d’abord, puis à Pierre, aux disciples d’Emmaüs, aux apôtres, à Étienne avant qu’il ne soit lapidé, à Saul de Tarse sur le chemin de Damas, à St Jean sur l’Île de Patmos … je ne peux les citer toutes.

Plus près de nous à sainte Marguerite Marie Alacoque à Paray le Monial au XVIIème siècle lui montrant son « Sacré Cœur ». En Pologne en 1930, à sainte Faustine ouvrant la voie au culte de la miséricorde divine.

 

Que dire des nombreuses apparitions de Marie : en 1531 à Guadalupe en Argentine, en 1830 à Catherine Labouré à qui la Vierge confia la médaille miraculeuse, en 1846 à La Salette, en 1858 à Lourdes, en 1871 à Pontmain, de 1896 à 1913 à Tilly-sur-Seulles où Marie Martel eut plus de 3000 visions, en 1917 à Fatima, en 1932 à Beauraing, en 1933 à Banneux, de 1962 à 1965 à Garabandal, en 1968 à Zeitoun en Egypte, depuis 1981 à Medjugorge en Yougoslavie, de 1973 à 1981 à Akita au Japon, de 1981 à 1984 à Kibeo au Ruanda, en 1990 à Litannova en Slovaquie, en 2000 à Assiout en Egypte … et j’en oublie, je ne peux les citer toutes.

Voyez comme Marie a été présentée à Jean l’évangéliste dans l’Apocalypse pour la fin des temps : « Une femme enveloppée de soleil, ayant la lune sous ses pieds et sur la tête une couronne de 12 étoiles» ( Jean, Apocalypse XII, 1)

 

Jésus et Marie, Christ et Notre Dame, n’ont jamais abandonné leurs enfants quelle que soit leur race ou leur religion. Certaines des apparitions, La Salette, Fatima, Garabandal, ont annoncé la grande apostasie que nous vivons actuellement, la chute et la trahison de beaucoup d’hommes d’Église, l’arrivée de deux papes qui vont engager l’Église catholique dans un processus horizontal et mondialiste et remettre en question l’enseignement traditionnel et millénaire de l’Église, à commencer par l’enseignement sur la dimension de Marie. Car Marie gêne. Elle gêne depuis son « Immaculée conception » jusqu’à son « Assomption glorieuse ». Elle gêne parce qu’elle est le roc sur lequel Jésus a bâti son Église. Elle gêne parce qu’elle est la matrice au sein de laquelle l’humanité évolue et se sanctifie, parce qu’ Elle est le rempart contre le Mal.

Le Vatican tronque souvent ses messages. A La Salette, à Fatima, à Garabandal, Marie a annoncé le châtiment que l’humanité a attiré sur elle-même par le non respect des lois divines et la grande apostasie, les souffrances qu’elle va traverser avant que ne se lève l’aube radieuse du renouveau.

Aube radieuse ! Oui, radieuse sera l’aube qui verra se dresser, se manifester le Maître Inconnu, le Grand Monarque, le Grand pape de la fin des temps, Pierre II du Temple. Ensemble ils redonneront vie à la chrétienté en donnant l’exemple d’une vie sainte reliée au Christ et à Notre Dame Marie, par l’enseignement de la vraie tradition apostolique, le rétablissement de l’Église. Ensemble, ils prépareront la venue du Christ dans toute sa gloire ! Et dans sa gloire se tiendra Notre Dame Marie du Saint-Esprit.

 

La foi, l’humilité, l’adoration, l’amour pour le Christ-Jésus et Notre Dame Marie seront notre protection durant les épreuves de la grande tribulation.

 

Mais nous, frères et sœurs, chevaliers et amazones blanches, soldats du Christ et filles de Notre Dame, qu’allons nous manifester aux yeux d’une humanité devenue sceptique, ravagée par le nihilisme, face à une chrétienté divisée ? Notre témoignage de soldats du Christ et d’amazones blanches, notre inébranlable certitude de la victoire finale du Christ et de Notre Dame Marie, notre fidélité à la foi transmise par les apôtres et les saintes femmes, nos frères et sœurs du temps du Christ, notre obéissance aux volontés du Christ et aux exhortations répétées de Marie. Notre amour pour notre Père des Cieux, pour le Fils de Dieu qui s’est sacrifié pour nous sauver et est ressuscité d’entre les morts, pour Notre Dame Marie, Reine du ciel et de la terre, corédemptrice, quoique certains disent, et médiatrice de toutes grâces.

Notre attente de la manifestation du Maître Inconnu, du Paraclet qui déclenchera la PAROUSIE, le retour du Christ en gloire.

 

Notre consécration comme soldat du Christ et servantes de Notre Dame, exige que nous nous donnions totalement à eux, corps, âme et esprit. C’est la grâce que je nous souhaite.

 

Que Dieu nous soit en aide !

Nous avons dit !

 

Robert, Grand Maître, Evêque-officiant de la Table Spirituelle de l’Ordre du Temple resurgi.

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